Mystérieuse Birkii, petite fée électronique qui traverse le monde Wi-Fi et livre des histoires d'Anamour : une romantique assumée dans un univers désincarné. L’amour électronique ? Non. Juste « A modern love » pour citer Bowie.
On la croyait dévouée à la cause électro quand elle se veut organique. Faut dire, avant les claviers numériques, elle tâtait du violon. En revanche son premier émoi musical ne se tournait donc pas autour de Kraftwerk mais des Cardigans. Un peu comme Bjork, qu’elle cite dans ces influences, Birkii se veut entourée de machines noyées dans les sonorités acoustiques. Ou l’inverse. Birkii travaille seule mais désire diriger d’autres musiciens. Pas de contradictions. Juste des évidences contraires. Des obliques. Quelques parallèles.
Une envie d’espace émotionnel.
Mais Birkii, non, on ne la connait toujours pas.
Planant sur un nuage musical. Mélancolique.
Mélodies aériennes idéales, quand tout se finit.
Quand on croit tout perdu, et que tout recommence.
Birkii se situe juste à cet instant la. Insaisissable, évanescente.
Ses influences ? Elles nous perdent d’avantage : Phoenix, Kate Bush, M83, les compositeurs russes, Borodine, Dracula… La vie sans doute aussi…
Il y a sans doute une personne sous le personnage de Birkii. L’un se nourrissant de l’autre. Peut-être l’un doucement cannibalisant l’autre. Mais peu importe l’entité fantomatique quand reste la musique.
Connaître Birkii, finalement, c’est l'écouter.
Fraiche, douce, stratosphérique, ensoleillée, pleines d’espoirs et de regrets. Connaitre, savoir, c’est parfois s’oublier. Oublier en se laissant porter par le mystère.
M.L.B
